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Sophrologie et sommeil, pourquoi ça fonctionne bien

Aujourd'hui, c'est la journée internationale du sommeil. Un sujet sensible, qui concerne beaucoup de monde. Les insomnies, le manque de sommeil, la mauvaise qualité de sommeil...sont des causes fréquentes de consultation auprès des sophrologues. On constate également que nombre d'autres problématiques ont des retentissements sur le sommeil : stress, anxiété, burn-out...

J'accompagne depuis plus de 15 ans maintenant des personnes qui parviennent à se rendormir par elles-mêmes, grâce à la sophrologie.
Et si cette méthode simple est aussi efficace, c'est parce qu'elle facilite l'émergence de deux états propices au sommeil :
- la décontraction physique
De nombreux exercices de sophrologie permettent d'obtenir un relâchement musculaire - et plus globalement une détente de tout le corps. Apprendre à libérer les tensions physiques est très bénéfique à la reconquête du sommeil.
- la détente mentale
Cet aspect est presque pour moi le plus important. Nombre de nos contemporains s'endorment en étant saturés de pensées. Cette cogitation s'oppose à la baisse de vigilance nécessaire pour s'assoupir. Mais, même quand ils parviennent à s'endormir (généralement parce qu'ils sont épuisés physiquement), les réveils nocturnes peuvent être fréquents et longs, avec à nouveau des ruminations qui s'installent durablement. Impossible de dormir !
En sophrologie, on sait canaliser ces pensées, apaiser ces émotions nocturnes, pour retourner naturellement et facilement vers le sommeil.
Qui plus est, cet axe a un autre avantage, car beaucoup d'insomniaques ont des croyances autour du sommeil : "Je ne vais pas y arriver", "Je vais encore me réveiller", "Dans ma famille tout le monde dort mal..."... Ces croyances agissent comme des conditionnements négatifs qui faussent le jugement et entretiennent les insomnies. Comprendre son mode de pensée et appliquer des techniques pour l'endiguer permet aussi de relativiser.

Travailler en sophrologie autour des problématiques du sommeil se fait autour de quelques séances individuelles, dont le nombre est variable d'une personne à l'autre, car cela tient parfois d'une véritable enquête. Apprendre à respirer lentement ne suffit pas ! Il faut relever des indices, identifier les causes (souvent multiples) pour positionner les techniques qui correspondent le mieux à l'insomniaque - afin qu'il redevienne un dormeur comblé. Comblé et autonome dans sa pratique, puisqu'il pourra ensuite utiliser seul et quand il en aura besoin, toutes les techniques acquises.

Laurence Roux-Fouillet